Les contes de la pluie

Un voyage inattendu

Il y a des histoires qui naissent de rien mais qui prennent une ampleur inattendue.

C’est le cas cette semaine. Écrite pour un appel à textes dont le thème était « Rouge », elle devait aller vite et ne pas être trop longue. C’est raté sur toute la ligne : j’ai eu beau le retenir, Auroch m’a échappé, préférant foncer droit devant les cornes baissées sans regarder la distance qu’il parcourait.

Résultat, cette histoire est une fois et demi trop longue pour participer à l’appel à texte en question. Je pense que c’est une des plus longues que j’ai écrites à ce jour ; il y a encore du travail à faire, cela dit, et je n’ai pas fini de courir après Auroch.

Alors tu es prévenu, voyageur : c’est une longue histoire. Mais si ça ne te fait pas trop peur, tu peux aller te dégourdir les pattes avec Auroch. Bonne lecture !

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Un souvenir

Je pense que je peux faire une croix sur l’idée de te proposer une nouvelle histoire chaque semaine. Mais je dois pouvoir me tenir à l’idée de t’en faire lire une toutes les deux semaines.

Je n’ai pas grand chose à raconter en ce moment. Les journées d’été ont laissé place à celles d’automne sans véritable différence. Elles se ressemblent toutes. A la place, je te propose plutôt de plonger dans un souvenir – il paraît que c’est une activité fréquente lorsque les jours raccourcissent.

Ce n’est pas le souvenir d’une grande histoire mais plutôt la mise en mots d’un tableau. Plus exactement, d’une photographie d’Alain Laboile. L’idée vient d’un jeu du même genre que celui des trois mots (où je dois mettre dans l’histoire trois mots imposés avant que je commence à l’écrire). Ici, il s’agit d’écrire à partir d’une image, si possible en respectant une limite de 500 mots maximum. Mais je suis rarement dans les clous lorsqu’on m’impose une limite de taille et celui-ci la dépasse un peu.

Il y aurait sans doute matière à explorer un peu plus cet univers, mais ce n’était pas le but du jeu. En tout cas, j’espère que la lecture te plaira !

Arythmie

Je n’ai jamais su tenir un rythme par moi-même. Quand quelqu’un est là pour le battre à ma place, ou que la musique se joue à proximité, je parviens à faire illusion ; mais qu’on me retire ces bouées de sauvetage et je me retrouve immanquablement décalé dès le départ.

Manifestement, mon arythmie se manifeste aussi lorsqu’il s’agit de te donner de quoi lire. Je t’avais promis une histoire par semaine… Et j’en ai déjà manqué une. Tant pis, je ferai mieux la prochaine fois.

Je n’ai qu’une seule nouvelle à te proposer, l’histoire de Nergüi. Cependant, si tu ne l’avais pas encore remarquée, sache que j’en ai rendu une seconde accessible lors de mon dernier passage – déjà présente ici depuis longtemps, mais cachée aux yeux des autres voyageurs. La raison est toute simple : elle a été publiée il y a quelques temps déjà (avec une superbe illustration) dans la revue Fantasy Art & Studies consacrée à la Science Fantasy. Je te conseille d’y jeter un œil, ne serait-ce que par curiosité.

En attendant, si tu veux juste une deuxième dose de lecture… quoi de mieux qu’un petit retour en arrière rapide ?

Les jours raccourcissent

Et l’automne vient. Ce sont des choses qui arrivent – une fois par an, aux dernières nouvelles.

À l’approche des pluies de novembre (heureusement, elles sont encore loin), j’ai décidé de revenir m’installer ici pour un temps et de recommencer à remplir les étagères. D’ailleurs, il y aurait bien un coup de ménage à faire par ici – trier et mettre à jour les nouvelles, réaménager les étagères et l’atelier… mais on verra ça plus tard.

Bien sûr, je ne reviens pas les mains vides. J’ai quelques histoires sous le coude, et si tout se passe bien, je devrais pouvoir t’en raconter une par semaine pendant un petit moment. Qui sait, peut-être même que j’en aurai assez pour tenir un an… Mais je me garderai de t’en faire la promesse.

Allez, assez parler. Tu es là pour lire, voyageur, tu liras donc. Mais laisse-moi d’abord te demander : qu’est-ce qui est le plus important pour apprécier une histoire ?

C’est facile : trouver un bon Coin de lecture.

Les 24h de la nouvelle, édition 2017

Ça fait trois ans que je participe, aux alentours du mois de mai, aux 24h de la nouvelle. Il s’agissait comme les autres fois d’écrire un texte en moins de 24h et en respectant une contrainte commune à tous les auteurs qui participaient. Cette année :

Un moyen de transport doit être important pour l’intrigue.

Mine de rien, ce n’était pas une contrainte évidente parce que, à la réflexion, dans la plupart de mes textes, il y a déjà plein de moyens de transport, et souvent importants pour l’intrigue. Que ce soit les trains, les scooters, les vaisseaux spatiaux, les bateaux, les canards géants, parfois même des villes entières… Mes personnages ont la bougeotte, ou se font trimballer de force, c’est au choix. J’imagine que c’est un bon reflet à la fois de mes aspirations et de mes angoisses concernant mes propres envies de voyage. Au final, je reste le plus souvent au point mort, coincé entre ces tiraillements – ce qui ne m’empêche pas de prendre la route dans ma tête, à la suite de mes personnages, pour aller explorer des bouts de temps ou de magie que je ne trouverais de toute façon jamais autrement.

Bref, il me fallait une autre contrainte, une source d’inspiration qui me permettrait de donner un sens à ce voyage. J’étais d’humeur futuriste et je venais de repenser à VA-11 HALL-A, une histoire dans laquelle on incarne une barmaid qui écoute les histoires de ses clients. Mais qui écoute la barmaid quand elle a elle-même des soucis ?

Voici donc Frozen Empathy, le cocktail que Fern te propose pour passer ses nerfs. Excuse son caractère, elle passe une très mauvaise journée.

Et comme d’habitude, bonne lecture, voyageur de l’esprit !

Retour

Avec le retour du printemps, les lettres poussent et forment des mots qui à leur tour deviennent des phrases et puis enfin des textes. Ce n’est pas forcément comme ça que ça marche en réalité, mais cette année, le retour des histoires coïncide avec celui du soleil. Après un hiver morne et pluvieux, avoir quelques éclaircies de temps en temps fait un bien fou.

J’ai quelques récits à partager, mais je ne vais pas te les donner tous d’un coup. J’ai au moins deux raisons à donner à ça : la première est égoïste, à savoir me forcer à retrouver une régularité dans l’écriture ; la seconde est dans doute un peu plus fumeuse, puisque je me dis que ça t’évite de devoir choisir par où commencer. Tu as certainement bien assez l’occasion de faire des choix dans tes voyages pour que je t’impose le fardeau du doute dans mon humble bibliothèque. Et si ça ne te convient pas, il te suffit d’attendre quelques semaines que je remplume un peu mes étagères.

L’histoire d’aujourd’hui a déjà quelques semaines. Elle date du festival des Oniriques à Lyon et du match d’écriture que les Torthéières ont disputé là-bas. Tu te souviens peut-être des règles qui ont cours dans cet exercice ; si non, tu peux les retrouver dans ce vieil article. Cette fois-ci, je devais composer avec le thème « Je, robot-mixeur », Lia avec « Le cheval-vapeur a faim » et Vestrit avec « L’homme est un outil comme les autres ». Comme la dernière fois, tu peux consulter les textes sur le site de Présences d’Esprits – et t’amuser à essayer de nous reconnaître.

Sinon, tu peux partir par ici pour aller lire directement mon histoire, Connexion Imprévue, dans l’Atelier. Dans tous les cas, bonne lecture et à la semaine prochaine !

 

Novembrury

Nous sommes en Novembre, ce qui signifie pour un certain nombre de personne NaNoWriMo (National Novel Writing Month, ce défi qui consiste à écrire un roman entre le premier et le dernier jours du mois). Sauf que cette année, je me sens bien peu armé pour faire face à ce genre d’épreuve. Les jours ont tendance à me laisser passablement épuisé ces temps-ci, je n’ai pas vraiment la force de me lancer dans un projet de cette envergure.

En revanche, c’est l’époque idéale pour se remettre à écrire – avec la que créent les autres auteurs et autrices tout autour, ce serait dommage de ne pas en profiter. J’ai donc décidé de me lancer dans un mini-projet Bradbury. Une nouvelle par semaine, pendant Novembre. Comme tu peux le constater, c’est un peu raté pour le moment.

J’ai quand même réussi à boucler ma première histoire, et quelque part, ça me rassure et me pousse en avant. Non, la fatigue ne m’a pas complètement vaincu, oui, je peux toujours profiter de la bonne humeur des autres pour avancer. Ce n’est pas la résignation mais bien moi qui aurai Le dernier mot.

Comme d’habitude, je suis parti de trois mots que l’on m’a gracieusement fourni pour forcer l’inspiration à sortir de son trou. Merci Noah, et bonne chance pour les trouver tous, voyageurs ! Moi, je vais profiter de la nuit tant qu’elle est encore sombre…

En pause

L’écriture se fait rare, ces temps-ci. Les idées désertent et les textes inachevés s’accumulent. Une période de creux comme j’en ai déjà traversé plein. Ce sont les moments pendant lesquels on a l’impression de stagner sur la route, et pourtant ce sont ceux pendant lesquels on avance le plus, ceux où on apprend le plus de nouvelles choses.

J’essaye quand même de ne pas trop me laisser abattre, de garder l’horizon en vue et de me dérouiller quand je sens que je m’entartre. Ce soir est un de ces soirs. Heureusement, les #TinkyStories sont là tous les jeudis, c’est le moment parfait pour prendre un peu d’exercice.

Selon la -maitenant- tradition, j’ai donc demandé trois mots au hasard, et j’en ai tiré un texte. Encore une fois, je n’ai pu en caser que deux – non pas que l’envie manque de caser le troisième, d’autant plus qu’il collait admirablement dans la dernière phrase, mais la logique et la cohérence ne le permettait pas tellement. Si je le retravaille, je m’arrangerai pour l’intégrer.

En attendant, voyageur, ne sois pas timide et laisse toi entraîner dans la danse.

#TinkyStories

Tous les jeudi, ou au moins quelques uns, Tinky nous propose d’écrire une histoire à l’occasion des #TinkyStories qu’il lit ensuite dans la soirée au cours d’une émission live sur Twitch.

Cette fois, j’ai décidé de participer. Le thème était « vieillir ». Mais ce n’était pas suffisant : j’ai donc décidé de demander à des amis de me donner trois mots, selon ma tradition depuis quelques temps. Je te laisse le soin de deviner lesquels (même si je n’ai réussi à en intégrer que deux).

Bonne lecture voyageur, j’espère que toi non plus tu n’es pas allergique aux abeilles.

Les 24h de la nouvelle, édition 2016

Tu te souviens les 24h de la nouvelle ? Cette année nous avons remis le couvert avec le thème suivant :

« L’histoire doit se passer à au moins deux époques différentes (pas forcément très distantes, qui ne peuvent pas communiquer directement entre elles (pas de portails temporels, de machines à remonter le temps, de télépathie…), mais se répondent et se complètent. »
Ce n’était pas une contrainte évidente à tenir, mais apparemment ça ne suffisait pas à certains d’entre nous. Deux contraintes non-officielles se sont donc rajoutées en cours de route : écrire en regardant l’Eurovision (ce qui s’est avéré totalement impossible) et rajouter une boule facette (déjà plus facile).
Du coup, Hacker le poulpe est né dans une ambiance pleine de paillettes, de lumière et de chansons kitschs. Je ne sais pas très bien comment cette histoire a réussi à survivre à cette débauche d’informations contradictoires, mais le fait est qu’elle a non seulement trouvé son point final, mais s’est aussi beaucoup plus développée que ce à quoi j’aurais pu m’attendre.
Alors voilà. Si le gris du ciel et le tambour de la pluie t’agace, prends un moment pour plonger sous l’océan. Au moins, les averses ne t’embêteront plus.