Les contes de la pluie

Apocawitch et corrections

Novembre arrive. En terme d’écriture, c’est le mois des projets les plus fous. Cette année, mon mois de novembre sera consacré à la correction d’une histoire que vous pourrez lire dans les pages de l’anthologie Apocawitch.

Apocawitch, qu’est-ce que c’est ? C’est un recueil de 7 histoires de sorcières, de fin du monde et de chat, rassemblées par les formidables Jun et Neko qui s’occupent de l’association L’Atelier du Jeudi, auquel je participe de temps en temps.

Apocawitch est financé sur Ulule et si jamais vous voulez commander votre copie, sachez qu’il vous reste quelques jours pour participer !

En attendant d’avoir terminé mes corrections, je vais mettre en pause l’écriture – et donc ces pagges vont rester silencieuses pour quelques temps. Merci d’avoir lu mes dernières histoires et merci à tous pour les retours que vous m’avez fait !

Et bien sûr, je ne pars pas sans rien laisser derrière moi. Pour fêter la fin de la campagne d’Apocawitch, voici une petite histoire qui n’a rien à voir – ou presque, puisqu’elle parle quand même d’une apprentie-sorcière et de son chat.

Bonne lecture et à bientôt !

Blanchette

L’histoire de Blanchette que je viens de rajouter sur l’étagère à nouvelles m’a été inspirée par les dessins préparatoires d’un ami pour illustrer certains éléments du jeu sur lequel nous avons travaillé ensemble. Malheureusement, ces dessins n’ont finalement pas été intégrés au jeu ; c’est une autre apparence qui a été retenue.

Bien entendu, une telle injustice méritait d’être réparée. Il était hors de question de laisser Blanchette tomber dans l’oubli, je lui ai donc concocté l’an dernier une petite histoire pour l’immortaliser. J’espère qu’elle te plaira, voyageur.

Malheureusement bis, je n’ai pas le droit de publier ces dessins ici. Mais je n’ai aucun doute sur le fait que Blanchette saura transcender ton imagination pour apparaître devant tes yeux.

Bonne lecture !

Insomnies

Certaines nuits, le sommeil se dérobe à nous. Les causes sont nombreuses : l’angoisse du lendemain, l’excitation d’un voyage à venir ou d’une bonne nouvelle, un livre qui nous engloutit, une discussion sans fin avec nos amis. La maladie peut-être, la douleur pour certains. Une simple habitude pour d’autres.

Mais il y en a une en particulier qu’il est dur de pardonner. Une toute petite, minuscule raison qui vient faire « bzzz » dans nos oreilles. Alors on grince des dents, on tourne, on se retourne encore, on claque des mains, on rate le fautif et on peste, on commence à échafauder des plans pour mettre un terme à cette petite existence qui nous pourrit la vie.

Et si nous pouvions passer à l’acte ? Le héros de notre histoire du jour prouve que cela pourrait très mal se terminer – car le moustique possède cette capacité bien agaçante de faire ressortir le pire de ce qu’il y a en nous…

Bonne lecture !

Celui qui hait la lumière

Un titre propice à une note tardive. Il s’agit également du titre de l’histoire que j’ai rajouté ce soir sur les étagères, afin de satisfaire tes besoins de lecture nocturne. Si tu veux la lire, direction l’Atelier : il s’agit d’un premier jet que je n’ai pas encore eu le temps de relire correctement. N’hésite pas à me dire ce que tu en penses pour m’aider à l’améliorer.

Sur ce voyageur, j’ai certainement beaucoup de défauts, mais ces temps-ci, l’insomnie n’en fait pas partie. Morphée m’appelle, il est temps que je te souhaite bonne nuit… et bonne lecture.

S’échauffer, c’est important

L’imagination est un muscle qui s’étire comme tous les autres. Un peu d’exercice régulier permet de le garder en forme.

L’histoire d’aujourd’hui rentre dans cette catégorie : au moment où je l’ai écrite, il s’agissait de me remettre doucement à l’écriture, comme une sorte d’échauffement. Pour ce faire, j’ai donc repris une consigne qui ne m’était pas adressée – inventer le début d’un roman intitulé « Ne pars pas sans moi !« , se déroulant à l’hôtel Bristol à Gênes, en Italie.

J’espère que l’histoire de ce groom malchanceux – ou peut-être chanceux, qui sait ? – te plaira autant que l’écrire m’a amusé !

It’s slow time!

Quand l’automne arrive, j’ai toujours l’impression que le temps ralentit. Septembre, c’est pourtant la période de la rentrée, des gens qui courent partout, des métros pleins, des dossiers qu’il faut absolument terminer pour avant-hier. Tout le monde est pressé, tout le monde a mille choses à faire en même temps ; on ne devrait pas voir le temps passer, si ?

Mais peut-être au contraire que c’est cette effervescence – combinée aux jours qui raccourcissent, au froid qui tombe, à la pluie qui vient griser le ciel – qui donne des journées plus interminables les unes que les autres. Les jours durent des semaines, les semaines des mois. Qui n’a jamais regardé la pendule toutes les deux heures pour se rendre compte qu’il ne s’était pas écoulé plus de dix minutes ? Bien sûr, l’automne n’est pas responsable de ce genre de vortex temporel insondable, ils arrivent tout le reste de l’année aussi ; mais c’est à cette période que je tombe le plus fréquemment dans cette espèce de torpeur qui semble mettre toutes les horloges sur pause.

Qu’est-ce qui te donne le plus cette impression que le temps s’étire sans fin pour toi, voyageur ? Nous avons tous une réponse différente à cette question, et la tienne m’intéresse. Par exemple, je peux te raconter l’histoire de ce pauvre employé de bureau : le fait que son collègue soit un hobbit participe certainement à ce que ses journées lui paraissent plus longues que la moyenne.

Bonne lecture… en espérant que cela t’aide à passer le temps !

Deux ans déjà

Salut voyageur ! Cela faisait un certain temps que je ne t’avais rien donné à te mettre sous la dent.

Comment ?

Deux ans déjà ?

Ma foi, cela signifie qu’il est temps de dépoussiérer les étagères. L’équinoxe arrive à grands pas, quoi de mieux qu’un petit nettoyage de printemps ?

Ou d’automne, oui. Pas la peine de faire la fine bouche. L’important est de faire peau neuve.

Dans les prochains jours ou semaines, je compte bien remettre de l’ordre par ici, ranger l’atelier, garnir les étagères, remplumer les fauteuils, bref, de quoi se mettre un peu plus à l’aise. Ne t’étonne pas trop si tu perds tes repères au début ; réapprendre à contourner les meubles, c’est la moitié du plaisir ! Et puis les habitudes reviennent vite.

Mais en attendant que je fasse voler la poussière et que je chasse les moutons, pourquoi ne t’installerais-tu pas confortablement ? J’ai quelques histoires pour toi dans mon sac pour les semaines à venir, de quoi lire pendant plusieurs mercredi. Pour aujourd’hui, profite bien de ta maison avant qu’elle ne se retrouve Briquée

Bonne lecture !

Un voyage inattendu

Il y a des histoires qui naissent de rien mais qui prennent une ampleur inattendue.

C’est le cas cette semaine. Écrite pour un appel à textes dont le thème était « Rouge », elle devait aller vite et ne pas être trop longue. C’est raté sur toute la ligne : j’ai eu beau le retenir, Auroch m’a échappé, préférant foncer droit devant les cornes baissées sans regarder la distance qu’il parcourait.

Résultat, cette histoire est une fois et demi trop longue pour participer à l’appel à texte en question. Je pense que c’est une des plus longues que j’ai écrites à ce jour ; il y a encore du travail à faire, cela dit, et je n’ai pas fini de courir après Auroch.

Alors tu es prévenu, voyageur : c’est une longue histoire. Mais si ça ne te fait pas trop peur, tu peux aller te dégourdir les pattes avec Auroch. Bonne lecture !

Un souvenir

Je pense que je peux faire une croix sur l’idée de te proposer une nouvelle histoire chaque semaine. Mais je dois pouvoir me tenir à l’idée de t’en faire lire une toutes les deux semaines.

Je n’ai pas grand chose à raconter en ce moment. Les journées d’été ont laissé place à celles d’automne sans véritable différence. Elles se ressemblent toutes. A la place, je te propose plutôt de plonger dans un souvenir – il paraît que c’est une activité fréquente lorsque les jours raccourcissent.

Ce n’est pas le souvenir d’une grande histoire mais plutôt la mise en mots d’un tableau. Plus exactement, d’une photographie d’Alain Laboile. L’idée vient d’un jeu du même genre que celui des trois mots (où je dois mettre dans l’histoire trois mots imposés avant que je commence à l’écrire). Ici, il s’agit d’écrire à partir d’une image, si possible en respectant une limite de 500 mots maximum. Mais je suis rarement dans les clous lorsqu’on m’impose une limite de taille et celui-ci la dépasse un peu.

Il y aurait sans doute matière à explorer un peu plus cet univers, mais ce n’était pas le but du jeu. En tout cas, j’espère que la lecture te plaira !

Arythmie

Je n’ai jamais su tenir un rythme par moi-même. Quand quelqu’un est là pour le battre à ma place, ou que la musique se joue à proximité, je parviens à faire illusion ; mais qu’on me retire ces bouées de sauvetage et je me retrouve immanquablement décalé dès le départ.

Manifestement, mon arythmie se manifeste aussi lorsqu’il s’agit de te donner de quoi lire. Je t’avais promis une histoire par semaine… Et j’en ai déjà manqué une. Tant pis, je ferai mieux la prochaine fois.

Je n’ai qu’une seule nouvelle à te proposer, l’histoire de Nergüi. Cependant, si tu ne l’avais pas encore remarquée, sache que j’en ai rendu une seconde accessible lors de mon dernier passage – déjà présente ici depuis longtemps, mais cachée aux yeux des autres voyageurs. La raison est toute simple : elle a été publiée il y a quelques temps déjà (avec une superbe illustration) dans la revue Fantasy Art & Studies consacrée à la Science Fantasy. Je te conseille d’y jeter un œil, ne serait-ce que par curiosité.

En attendant, si tu veux juste une deuxième dose de lecture… quoi de mieux qu’un petit retour en arrière rapide ?